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ONG et altermondialisme

L’institutionnalisation de la société civile

Document de travail, janvier 2010, 11 p.

Dans les démocraties de marché, les organisations de la société civile sont devenues une forme majeure d’action et d’expression publique. En dépit d’une idée fort répandue, ces associations ne peuvent, dans leur grande majorité, prétendre au titre de contre-pouvoir. Et s’il en est ainsi, ce n’est pas qu’elles ont été assujetties par les pouvoirs publics ou économiques. Elles ont bien plutôt coproduit leur institutionnalisation, condition de leur survie et de leur croissance. Ce que démontre un examen des deux grandes formes de mobilisations associatives ayant eu lieu dans le giron des Nations unies et du G8 : la contre-expertise et le contre-sommet.

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L’institutionnalisation de la société civile


Organisations non ( ? ) gouvernementales

Publié dans La Lettre du Forum de Delphes, nov. 2007, 6 p.

De la même manière que l’on interroge aujourd’hui la mondialisation plutôt que la parenthèse protectionniste courant des années 30 aux années 70, considérant des civilisations plurimillénaires comme des « pays émergents » et des outsiders, l’erreur est fréquente de questionner le secteur non gouvernemental comme un « acteur émergent » et un contre-pouvoir.

A l’inverse, il s’agira ici de comprendre comment l’institutionnalisation et la normalisation du champ non gouvernemental ont permis aux pouvoirs publics nationaux et internationaux de désamorcer autant que possible la critique ; de disposer de « courroies de transmission » jusqu’aux populations hors-marché et hors-Etat (faisant remonter vers l’Etat un savoir en forme de statistiques et descendre directives, consignes et normes vers les populations) ; de promouvoir une « bonne » forme d’organisation et de « bons » thèmes ; de délégitimer l’Etat comme représentant et protecteur de sa population et comme transformateur social au profit du marché ; de fustiger les gouvernements s’écartant de l’orthodoxie libérale ; de marginaliser partis, syndicats et mouvements au profit des ONG et des entreprises ; de légitimer l’expansion du secteur privé ; enfin de transformer des enjeux politiques comme l’environnement en problèmes strictement individuels, sociaux, techniques et économiques. Lire en ligne.

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LeTexier - Organisations NON ( ? ) gouvernementales [10.2007]


Quelques propositions de réforme du système international

Document de travail, mars 2006

Ce document reprend l’articulation des principes, des objectifs, des revendications et des moyens supposés à la portée des associations en vue d’une transformation de l’ordre et des désordres mondiaux. Il déroule des principes : la dignité, l’égalité, la solidarité, la paix, la démocratie, le respect des droits humains et le respect de la nature, principes qui doivent guider toute avancée vers cette transformation, aussi infime soit-elle. Les objectifs ainsi que les revendications en découlent. La réalisation de ces objectifs et la défense de ces revendications sont généralement soumis en sus à des principes pratiques tels que la participation, la responsabilité, la transparence, la coopération et l’efficacité.
Je présente à titre indicatif ces moyens sous forme de listes non hiérarchisées et non exhaustives. Comme autant de preuves qu’un autre monde est pensable, ces propositions sont multiples et leurs combinaisons infinies. Elles seront jugées tour à tour utopiques, superficielles, réalistes, surréalistes, trop techniques ou trop générales. Formulés pour la plupart à l’échelle mondiale, elles peuvent et doivent dans certains cas être traduites dans les réalités régionales, nationales et même locales. Certaines sont aussi vieilles que les organisations qu’elles entendent réformer. D’autres enfin font largement consensus et sont défendue dans l’arène internationale par de nombreux acteurs, tant sociaux que politiques ou institutionnels Lire en ligne.

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LeTexier-PropositionsRéformeSystèmeInternational[03.2006]


Après le Consensus de Porto Alegre, l’Appel de Bamako

Indymedia Marseille, 20 janvier 2006

« Nous devons désormais constituer un véritable contre-pouvoir à l’échelle mondiale, un contre-pouvoir qui doit se poser la question du passage au politique. » Ignacio Ramonet résumait ainsi les enjeux de la conférence de Bandung bis qui a eu lieu en marge de l’ouverture du FSM de Bamako ces 18 et le 19 janvier. Si l’objectif de construire une unité politique autour de quelques propositions consensuelle est louable, les organisateurs de la conférence ont parfois versé dans le despotisme éclairé. Lire l’article


Les ONG et la réforme de l’ONU

Document de travail, janvier 2006, 4 p.

Cet article esquisse une analyse des propositions de réforme des Nations unies portées par des acteurs associatifs. Il est extrait de l’étude « Confronter les propositions des mouvements sociaux sur la gouvernance mondiale », préparée pour l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (AITEC) en 2005 Lire en ligne.

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Le Texier - Les ONG et la réforme de l’ONU (01.2006)


Another World Is Thinkable : Citizens’ Movements, Global Governance and the Creation of Alternatives

Speak at Lancaster University, November 14th, 2005, 6 p.

Global governance should be the the major issue for the alternative globalisation movement. In what way are the alternatives to the global order put forward by social movements relevant, integrated and coherent ? Are those alternatives really alternative ? And what are the strategies put in place by the citizens’ movements to make this other world possible, or at least thinkable ? Read online.

La gouvernance mondiale devrait, a priori, être la grande affaire de l’altermondialisme, c’est-à-dire de ce courant qui aspire, comme son nom et sa devise l’indiquent, à un autre monde. Quelles sont donc les propositions portées par les mouvements sociaux et citoyens en matière de gouvernance mondiale ? Ces alternatives sont-elles réellement alternatives ? Et quelles sont les stratégies mises en place par ces mouvements pour faire cet autre monde possible, ou au moins pensable ?

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LE TEXIER - Another World Is Thinkable [11.2005 - 30 ko]


Le « projet humanitaire » et la notion de génocide

Document de travail, juillet 2003

Un projet est une action mobilisant des ressources, limitée dans le temps et tournée vers un but. Il se formule sur la base de valeurs.
Il existe trois formes de projets. Les projets globaux, les projets institutionnels, les projets individuels. Nous réduirons ici notre étude au projet global de l’aide humanitaire privée Lire en ligne.

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TLT - Le projet humanitaire et la notion de génocide (07.2004)




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