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Organisations internationales

Du « bon » usage des mots. La « gouvernance » et la « société civile » au service du « développement »

Pour discussion en attente de publication, octobre 2008, 15 p.

Dans les années 1990, au moyen d’agencements rhétoriques et de dispositifs contraignants, les institutions publiques internationales ont capté, codifié et popularisé la notion de gouvernance de manière à reconfigurer l’armature logico-pratique du développement dans le sens des théories institutionnalistes et libérales. Selon cette axiomatique politique, mondialement promue par un marketing intellectuel encerclant et auto-référenciel, l’importation du modèle universaliste et occidentalo-centré de démocratie de marché doit s’accompagner de la privatisation des tâches régaliennes lucratives ou trop coûteuses ainsi que de l’arsenal réglementaire de l’Etat. A partir du milieu des années 1990, la notion de société civile va être couplée à celle de gouvernance pour codifier les bornes, l’organisation et les fonctions des entreprises à but ou non lucratif dans le sens d’une privatisation de la signification, de la prise en charge et des finalités du développement.

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LE TEXIER - Du bon usage des mots, 10.2008, 15 p.


Pourquoi défendre le FMI

Document de travail, juin 2007

Créé en 1944 pour garantir la stabilité de la finance internationale, le Fonds monétaire international est devenu dans les années 70 un instrument de sa libéralisation, tout en restant une institution internationale de première importance.
De nos jours, en proie aux scandales à répétition, à la dissidence de certains de ses membres, au désintérêt de ses fondateurs ainsi qu’à la critique conjointe des associations altermondialistes et des analystes institutionnels, le FMI ne garde pas moins d’indéniables qualité au regard des instances privées qui entreprennent, sous les encouragements du G8, de lui prendre des mains les manettes de la régulation financière internationale. Lire l’article.

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Le Texier - Pourquoi défendre le FMI (06.2007)


La Banque qui sait. Eléments pour une analyse des stratégies de domination cognitive de la Banque mondiale

La Lettre du Forum de Delphes, avril-mai 2006

Les discours se forment et se diffusent toujours au sein d’un « marché linguistique » où prospèrent monopoles et monologues. Détenant le contrôle des valeurs, des changes et de l’inflation, ils orientent par avance la production linguistique.
Nous postulons que c’est la grammaire de la Banque mondiale qui, dans le champ du développement, exerce un tel monopole. C’est donc en tant que banque de savoir et banque de discours, organe de connaissance et de reconnaissance, détenteur du pouvoir symbolique de production d’une vision du monde, que nous analyserons ici la Banque mondiale, nous intéressant plus à ses stratégies de domination cognitive et symbolique qu’à l’apparat rhétorique des documents et des rapports qu’elle publie — ce travail ayant été fait et refait avec talent. Voir par exemple les travaux de l’IUED (Institut universitaire d’études du développement), et en particulier l’ouvrage collectif coordonné par Gibert Rist, Les mots du pouvoir, sens et non-sens de la rhétorique internationale, Paris, PUF, Coll. Les cahiers de l’IUED, 2002. Lire l’article.

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LE TEXIER - Banque mondiale et savoirs [06.2005 - 80 ko]


Quelques propositions de réforme du système international

Document de travail, mars 2006

Ce document reprend l’articulation des principes, des objectifs, des revendications et des moyens supposés à la portée des associations en vue d’une transformation de l’ordre et des désordres mondiaux. Il déroule des principes : la dignité, l’égalité, la solidarité, la paix, la démocratie, le respect des droits humains et le respect de la nature, principes qui doivent guider toute avancée vers cette transformation, aussi infime soit-elle. Les objectifs ainsi que les revendications en découlent. La réalisation de ces objectifs et la défense de ces revendications sont généralement soumis en sus à des principes pratiques tels que la participation, la responsabilité, la transparence, la coopération et l’efficacité.
Je présente à titre indicatif ces moyens sous forme de listes non hiérarchisées et non exhaustives. Comme autant de preuves qu’un autre monde est pensable, ces propositions sont multiples et leurs combinaisons infinies. Elles seront jugées tour à tour utopiques, superficielles, réalistes, surréalistes, trop techniques ou trop générales. Formulés pour la plupart à l’échelle mondiale, elles peuvent et doivent dans certains cas être traduites dans les réalités régionales, nationales et même locales. Certaines sont aussi vieilles que les organisations qu’elles entendent réformer. D’autres enfin font largement consensus et sont défendue dans l’arène internationale par de nombreux acteurs, tant sociaux que politiques ou institutionnels Lire en ligne.

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LeTexier-PropositionsRéformeSystèmeInternational[03.2006]




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